Comment devenir administrateur du spectacle sans diplômes ?

– Avec "Yannis JEAN" - Administrateur du spectacle - Délégué du SCC - Secrétaire des "congés spectacles"

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 "C'est plus facile d'être boursier qu'être administrateur du spectacle. "

Il a bloqué les serveurs de pôle emploi, créé une liste de mail collaborative dédié aux administrateurs du spectacle vivant. Il considère qu'une solide expérience lorsqu'elle est conjuguée à une soif d'apprendre mérite tout les diplômes ou brevets. Il a peut être même couché pour réussir dans le cirque. Yannis JEAN nous livre son parcours professionnel et nous transmet sa passion...

Trouver des outils de suivi pour administrateurs de spectacles.

Qu'est-ce qui se joue dans le sphères des congés spectacles.

Établir une stratégie de communication risque t'il de te faire perdre du temps ?

Comment devenir administrateur du spectacle ?

comment devenir administrateur du spectacle ?

Yannis JEAN a t'il couché pour réussir comme administrateur du spectacle ?

Yannis, te raconte son parcours professionnel atypique. Du Sénégal à Paris, cet éducateur spécialisé est devenu administrateur de compagnies parce qu'il était un peu trop Geek.... Dans sa rétrospective, il nous livre son militantisme et sa passion pour le métier.

Le parcours professionnel de l'administrateur du spectacle.

Bon… Eh bien salut Yannis ! Tu peux te présenter ?

Bonjour Monsieur M. Moi, c’est Yannis et mon nom de famille c’est Jean. Sur internet, je me présente comme un « être animé » par plein de choses et particulièrement par le spectacle.

D’accord. Et quand tu te retrouves devant une assemblée ?

Généralement, je me présente par mon métier. Je suis délégué général du syndicat du cirque et des compagnies de création.

Peux tu nous raconter ton parcours professionnel ?

J'ai une formation en géographie et en sociologie. J'étais un étudiant « pauvre » donc travail à temps complet au sein de l'université. Et puis, un jour, à la fois pour ma maîtrise et pour découvrir la vie, je suis parti vivre un an au Sénégal.Ce fut une expérience très riche, très prenante.  Puis je suis revenu vivre à Paris la ville des scène nationales...

C'est la que tu es devenu un professionnel de la culture ?

Pour travailler dans le monde du spectacle, j'ai fait comme beaucoup de gens : j'ai couché… (rires).

En fait à je sortais avec ma voisine d'en face dont la mère était administratrice du spectacle vivant….

Elle avait un doctorat d'économie donc de très grosses compétences en comptabilité et gestion. Cependant, elle avait de grosses difficultés avec l'informatique. Je la voyais remplir énormément de papier… Je lui ai dit que je proposer de l'aider en lui réalisant des outils de gestion sous excell. Je lui ai apporté des compétences en informatique et j'ai appris le métier d'administrateur du spectacle. A deux nous étions des professionnels du spectacle !

- Administrateur du spectacle dans le cirque et les arts de rue -

Cette expérience m'a permit de savoir que je ne voulais pas travailler dans le théâtre et les scènes conventionnées.

La question de la relation un peu monarchique du metteur en scène dans le monde du théâtre n’était pas tellement pour me plaire.

J'étais plus attiré par les arts de rue et les arts du cirque.

Alors, j'ai acheté le "Goliath" et j'ai passé un peu de temps à saisir toutes les adresses mail dans un « outlook » parce qu’il n'y avait pas de version numérique…On peut se rassurer : on est vingt ans plus tard il n’y a toujours pas de version numérique !...Ahah !..

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est quoi le "Goliath", c'est l'annuaire des arts de la rue et du cirque. C'était édité par feu « Hors les Murs »

Et qu'est-ce que c'est devenu tout ça ?

Maintenant, « Hors les Murs » et le CNT sont regroupés en une seule structure qui est ARTCENA

Comment devenir administrateur du spectacle ?

Au culot. J'ai envoyé un mail en me prétendant administrateur et à ma grande surprise, on m'a appelé et puis j'ai pu choisir mes employeurs. Et j'ai travaillé avec deux compagnies principalement.

C'est une grosse responsabilité de porter l'administratif des spectacles de deux compagnies sans formation professionnelle !

C'est du bon sens. Il y avait déjà internet. Tu te renseignes, tu appelles…..En fait, c'était surtout beaucoup de temps de travail ! Parce que tu dois faire ta formation continue du métier d'administrateur du spectacle tout seul. Tu n’as pas les bons outils. Tu dois les construire. 

Je serais curieux de voir ton bilan de compétences.

Maintenant tu n’es plus administrateur du spectacle : tu es dans la case « congés spectacles »  dont tu fais partie du Conseil d’administration.

Oui, je suis le secrétaire de cette petite association.

Cette petite ? Oui c'est vrai toute « petite association » Haha !

- Administrateur du spectacle militant -

Tu a aussi bloqué les serveurs des assedics ? Comment ça s'est passé ?

Au bout de quelques mois, je me suis dit que ce n’était pas la peine de garder tout ça pour moi parce que globalement, les informations sont publiques et j'ai jamais pensé que partager la connaissance c'était perdre quelque chose pour soi-même.

On est embauché pour ses compétences pas pour ses connaissances ! Et donc j'ai monté un site ressource qui s'appelait « La petite Agora ». J’y rassemblais toutes les informations que j'accumulais au fil du temps. J'intervenais beaucoup sur « la liste rue ».

Il y avait beaucoup de gens donc j'ai été vite identifié comme une ressource et un jour, la question du numéro d'objet où j'ai indiqué que je refusais cette réforme qui mettait un code-barre sur les spectacles, mon petit site internet a vu son audience grimper.

J'ai monté un petit blocage des serveurs des Assedics.

Comment ça s'est passé ?

J'ai proposé à plein de compagnies un peu partout en France d'utiliser nos fax (avec une petite routine excel, tu crées des pdf et tu peux envoyer des fax gratuitement). Du coup on envoyait des milliers de pages avec, pour générer un numéro d'objet, le titre d'une chanson de IAM : Eclater un type des Assedics !

Ça t’as fait un petit coup de communication au niveau national ! (rire)

Oui ! J'avais proposé qu'on se rassemble entre administrateurs, qu'on fasse une liste de gens et Vincent Garreau (qui lisait aussi la liste rue) a rencontré plusieurs administrateurs pendant un festival, il m'a contacté. Et on a monté un Google group tout simplement parce qu'il fallait que ça soit simple, gratuit, et pas de chef.

Et puis aujourd'hui, 10 ans plus tard, il y a 2000 membres. C’est un lieu d’échanges qui fait qu’effectivement je suis un peu plus identifié.

Entre temps j'ai été élu de la fédération des arts de la rue d'abord en région puis au national.

Par contre c'était un moment où j'en avais marre d'être intermittent : j'ai subi un contrôle mandataire et j'ai été écœuré de devoir justifier que je travaillais. De plus, pendant le contrôle mandataire tu ne perçois plus d'allocations.

Donc j’ai cherché un emploi permanent. Le SCC m'a embauché. 

Le SCC, c'est le Syndicat du Cirque de Création.

Oui

- Administrateur du spectacle aux congés spectacle -

Et comment es-tu devenu membre des congés spectacles ?

Je suis devenu délégué général du SCC et ça m’intéressait. C'était à un moment où c'était un peu le bordel aux congés spectacle.

Il y avait beaucoup d'argent en réserve et un rapport de la cour des comptes mettait en cause la gestion des congés spectacle.

Les autres employeurs du spectacle vivant nous considéraient un peu comme des « pimpins ».

Ca leur a fait un petit électro-choc de voir qu'on pouvait mobiliser vraiment beaucoup d'entrepreneurs du spectacle. On avait quatre fois plus de voix qu’eux ! Et de fil en aiguille je suis devenu secrétaire des congés spectacles.

C'est enrichissant les coulisses administratives du spectacle vivant ?

Oui, tu arrives à faire avancer les choses. Tu passes pour « le râleur de service».

Maintenant je vis au quotidien les coulisses du spectacle vivant. Je négocie les conventions collectives.  Je participe à un tas d'organismes du spectacle c'est très très intéressant !

Bien sûr, être dans une structure comme ça qui gère plusieurs centaines de millions d'euros, c'est très intéressant il y a des vraies possibilités de faire évoluer le « métier».

Il y a un véritable impact pour le spectacle vivant sur des projets qui génèrent de l'emploi et de la de la solidarité.

Ce sont de vrais défis économiques avec des impacts énormes ! Si on peut lever quelques dizaines de millions d'euros pour nos structures c'est pas rien.

Soit on peut être spectateur du monde dans lequel on vit (en l'occurrence pour nos compagnies : le monde du spectacle vivant) soit en être acteur en participant à des collectifs : J’en cite toujours un certain nombre parce que je crois aux valeurs qu'ils défendent le SMA, le SINAVI, le SCC, la fédé des Arts de la Rue…

Avec eux, on peut changer le spectacle vivant ! C'est de la mobilisation !

Effectivement, soit on reste assis derrière son écran en train de dire : « putain on n'y comprend rien ! Ils nous prennent du pognon ! c'est n'importe quoi… », soit on se dit : « Ah tiens on va aller voir un peu ce qu'on peut faire collectivement ! »

En mobilisant quelques centaines ou quelques milliers de personnes, on peut être élu et on peut changer des choses véritablement à l'échelle du secteur.

Mais pour ça il faut quand même être informé de ce qui se passe.

Quels sont les outils nécessaires à un administrateur de spectacle qui se lance pour aller chercher toutes ces informations sur internet ?

Au quotidien, j'utilise « netvibes » , un outil un peu technique qui permet de regrouper des flux RSS. Pour ceux qui connaissent c’est l'équivalent de « Feedly ».

Au fil des années, j'ai maintenant un gros netvibes qui me permet d’avoir de l’information que je partage d'ailleurs.

Ça va piocher des informations sur les différents sites des organisations employeurs, de ceux de centres de ressources, associations mode d'emploi, la revue fiduciaire, la maison des assos.  Il y a des outils auxquels on ne pense pas toujours, ce sont les chambres de la Cour des Comptes où il y a des tableaux d'indicateurs et des informations sur le secteur des institutions culturelles et des théâtres (le coût au fauteuil, la subvention au fauteuil, des tableaux de bord etc…).

Comment intégrer la liste c1métier et c1autremétier ?

Pour y accéder, il faut se faire coopter par un de ses membres qui va vous parrainer (c'est gratuit) pour intégrer cette liste. Ce système d’inscription permet d’éviter d'avoir des listes infestées de publicités etc… C'est aussi pour que les gens se rencontrent physiquement !

Parce que tout ça c'est virtuel, alors, ça répond à l'isolement de l'administrateur qui est bien souvent tout seul dans son petit bureau et qui est confronté à des problèmes un peu techniques qu’il n’arrive pas à résoudre.

Aujourd'hui, on parle beaucoup du stress au travail, et bien, la cooptation permet d'échanger. Il faut sortir de son bureau, aller voir physiquement les gens. Là, vous rencontrez vos homologues et il va bien y avoir quelqu'un pour vous coopter et vous n’allez plus rester dans cette situation d'isolement.

Où peut-on aller si on ne fait pas encore partie de la liste c1metier et c1autremetier ?

Beaucoup de rencontres sont organisées chaque année par les centres de ressources comme « La Nacre », « Arcady », « Réseau en Scène » et où il y a des rencontres ouvertes sur des sujets administratifs spécifique au spectacle vivant. 

Alors, quels autres conseils donnerais-tu à un administrateur qui débute comme toi tu l'as fait il y a vingt ans.

Tu penses que c'est encore possible d’aller choper un peu les mails des compagnies et puis répondre aux annonces pour devenir administrateur du spectacle ?

Oui, sans problème !

Administrateur du spectacle est-il un métier  recherché ?

C'est un métier toujours recherché car il y a beaucoup de formations mais qui sont quand même orientées vers des lieux et vers les institutions culturelles. 

Donc il y a moyen de se faire une place sans être passé par ces formations-là.

Après il faut se former, s'intéresser et s'informer parce que ça change tout le temps.

Un administrateur du spectacle est aussi un chercheur de financements publiques ?

La production de spectacles est quelque chose de moins travaillé que la recherche de subventions par exemple. J'ai toujours été convaincu que ce n’est pas l’administrateur de spectacle qui obtient la subvention : c'est le projet !

Il faut d’abord travailler pour bien produire le spectacle et ensuite, derrière, tu trouveras des subventions. Il n’y a que la qualité artistique qui peut générer véritablement ces fonds.

Où peut-on trouver la bible des formation pour l'administrateur du spectacle ?

La bible de l'administrateur qui contient toutes les ressources c'est internet ! Vous y trouverez de la formation professionnelle (l’AFDAS).

Les formations longues aussi qui génèrent des heures (c'est bien quand on est intermittent) et ça permet éventuellement aussi de se faire une pause pour un projet professionnel pour réfléchir à comment on peut évoluer.

Tu penses que c'est utile pour un artiste de faire une petite formation « AFDAS » sur l'administration du spectacle et sur la production ?

Indispensable même. Par exemple, j'ai travaillé pendant des années pour un jongleur qui était passé par le cirque baroque, le Cirque du Soleil etc…

Comme dans beaucoup de domaines du spectacle vivant, au bout d'un moment, la carrière peut s'arrêter.

Alors, il a fait une formation et est devenu administrateur entre autres de compagnies comme « Cheptel Aleïkoum » puis « le Théâtre Equestre » de Zingaro.

Il y a des évolutions professionnelles qui sont possibles.

C'est essentiel de pouvoir dialoguer avec l'administrateur de ses spectacles ! 

Aujourd'hui il n'y pas de formation de directeurs de compagnie et c'est dommage. C'est une réflexion qu'on a au syndicat de proposer des petits modules pour pouvoir dialoguer avec son administrateur de son budget de production par exemple.

Une bonne production de spectacle ne fera pas forcément un bon spectacle parce que s'il n'y a pas une qualité du propos et une qualité d’interprétation ça va être compliqué.

Par contre, une mauvaise production peut vous pourrir un spectacle. Une super idée mal produite peut créer des tensions au sein de l'équipe (parce que l'argent, c'est souvent des tensions entre les artistes) qui vont se ressentir sur le plateau.  

Je reviens sur l’importance pour un administrateur d'aller voir des spectacles et d’en parler dans sa fonction au quotidien. Ce n'est pas le rôle de l'administrateur de faire du conseil à la mise en scène mais vous savez, dans le spectacle vivant, tout se passe en déjeunant et en dînant, et là, c'est bien de pouvoir discuter artistique, d’exprimer son point de vue.

En plus c'est mieux de travailler pour des projets qu'on est en capacité de défendre !

Il faut avoir aussi quelques connaissances techniques. Quand on est administrateur, il faut pouvoir discuter avec le directeur technique parce que quand on produit un spectacle, il y a la question de la diffusion, l'ouverture, la hauteur, la profondeur, la lumière etc.. Il y a une fiche technique qu’il faut suivre

Il est nécessaire d’avoir un vrai une vraie possibilité d’échange. Si un directeur d’une scène conventionnée vous dit que la fiche technique est un peu trop lourde, c'est bien d’avoir les arguments à avancer…et puis comprendre un peu dans quel environnement on évolue !

Il faut avoir cette espèce de transversalité entre les différentes disciplines, arriver à être le plus polyvalent possible en fait.

Exactement ! Et puis c'est toujours la question du respect des compétences de chacun. Les autres ont des compétences et ça peut être enrichissant pour vous.

Un administrateur de spectacle qui débute n'a pas forcément des droits à la formation mais on peut tout à fait demander à celui avec lequel on bosse sur un projet : « Est-ce que tu peux pas me faire une formation ? » puis passer trois jours chez lui et peut-être que vous vous connaîtrez mieux et vous aller acquérir des compétences en dehors du système économique classique.

Quels outils de travail de l'administrateur du spectacle ?

En termes d'outils, un bon professionnel doit avoir de bons outils et ça coûte du pognon à la compagnie. On peut dire ce qu'on veut mais, à minima un gros outil (excel ou word) pour faire les dossiers c'est une centaine d'euros pour une compagnie mais faut qu'il les investisse.

Un petit abonnement à « la lettre du spectacle » c'est quand même bien… C'est utile d'être informé un peu des coulisses du spectacle et rester en veille.

Un outil en ligne qui peut éventuellement vous faciliter la vie. Je pense à « Moving Motion » par exemple, c'est bien d'être en veille, de savoir que ça existe. C’est aussi une question de collaboration des équipes.

Je sais que les « CRM » par exemple, c'est quand même quelque chose qui peut être très utile pour rassembler les devis et les factures qui sont gérés par diffuseurs.

On peut mettre les options dans les agendas de chacun pour avoir une vision globale de tout ça. Il y a une adaptation sur « zoo » et puis il y a « Bob Booking ». Des budgets comme « Bob Booking », «  Mascaron » restent des budgets à 50 euros par utilisateur

Une alternative gratuite a mascaron et bob booking existe.

SuiteCRM ,C'est un logiciel open source qui va demander du temps, de l'énergie pour le configurer correctement pour son activité.

C’est quelque chose que je propose pour les compagnies. Il permet d'avoir une solution gratuite avec multi-utilisateurs illimité, hébergé directement sur le domaine de son site internet et qui peut communiquer avec « WordPress » et les agendas Google des artistes ! C’est super pratique.  

Je ne connais pas mais je te rejoins totalement sur ce type d'outil mais tu m’intéresse fortement. Je suis très friant de ce type de solutions open-sources.

Il n’a pas là la qualité esthétique et ergonomique d'un logiciel payant comme « Bob Booking » qui a toute une équipe derrière. Quand on n'a pas de compétences techniques, en payant un codeur pour faire les mises à jour ou quand on a quelque chose de spécifique que l’on n’arrive pas à faire. Moi ça me coûte 150€ par an pour le codeur et 5€ par mois pour l'hébergement.

Tu aurais un dicton qui te revient souvent en tête à l’intention des administrateurs ?

 -«  Il n'y a que la qualité qui soit économique. » Je l’ai vérifié à de multiples reprises !

Quel conseil le plus important te donnerais-tu à toi à toi-même, mais au « toi-même de 20 ans » au regard de ton parcours et de ton métier ?

De continuer à profiter !

Ah, c’est beau ça, c'est beau !

Alors je te souhaite de continuer à profiter encore et encore et de rester toujours un « être animé »​

Merci à toi Monsieur M !

Ressources pour administrateurs du spectacle évoqués dans cette émission :

Dans ce podcast, nous évoquons différentes sources:
- Syndicat des cirques et compagnies de création : LE SCC
- ARTSENA - Hors les murs 
Les congés spectacles
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La revue fiduciaire
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- Chambres de la cours des comptes

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